Daarkom
Rue du Fossé aux Loups 18
1000 Bruxelles
jeu 9 février 2012 20:00
jusqu'au
jeu 9 février 2012 21:00
gratuit
www.deburen.eu
02 212 19 30
Gratuit, il est conseillé de réserver.
Le débat a lieu en néerlandais.
Avant le débat un documentaire sera à voir: 'Tahrir' (sous-titrages en français)

Une soirée arabe avec de la harira, du film et une conversation avec Petra Stienen, Sami Zemni, Chams Eddine Zaougui, Iman Lechkar.
Un an après la démission de Mubarak, nous faisons le bilan : le Printemps arabe peut-il apporter les changements qu'espéraient et qu'espèrent encore les manifestants de la place Tahrir ?
Le 18 décembre 2010, la Tunisie s'enflamme et y commence ce qui deviendra « le printemps arabe ». La révolution tunisienne allume la mèche qui se répand vers l'Algérie, la Jordanie, l'Égypte, le Yémen et d'autres pays de la région. En Égypte, trois semaines de manifestations de masse sur la place Tahrir ont raison de Hosni Mubarak. Il démissionne et remet le pouvoir à l'armée égyptienne qui met en place un gouvernement de transition. Le pays semble métamorphosé. Mais à la fin de l'année 2011, les manifestations reprennent : les mécontents de la place Tahrir dénoncent la lenteur des changements. Ils soupçonnent l'armée de faire des promesses creuses quant à la transmission du pouvoir à un gouvernement civil et un président élu démocratiquement.
Mubarak a beau s'être retiré, combien de temps faudra-t-il pour que le système politique corrompu dont l'Égypte a hérité soit assaini ? La plupart des fonctionnaires locaux sont restés en place après la chute de Mubarak et peuvent impunément poursuivre le système existant. À quel point le pays a-t-il véritablement changé ? Un nouveau gouvernement, héritier d'un système politique dictatorial et corrompu et devant faire face à la situation économique actuelle, est-il condamné à échouer ? Quel sera le résultat des élections parlementaires organisées à la fin de l'année 2011 ? Que peut attendre l'Occident du Printemps arabe? Faut-il craindre les conséquences de la révolution démocratique ou les acclamer ?
L'issue des élections égyptiennes n'est pas uniquement capitale pour les citoyens égyptiens : le rôle traditionnel de locomotive et de pionnier que joue l'Égypte dans la région et le déroulement des divers scrutins seront déterminants pour cette partie du monde. Les rebondissements égyptiens inspireront-ils ou décourageront-ils les habitants de toute la région ?
Panel
Petra Stienen (s.r.) est une ancienne diplomate qui a travaillé à l'ambassade des Pays-Bas, entre autres, en Égypte et en Syrie. En 2008, elle a publié son livre Dromen van een Arabische lente: een Nederlandse diplomate in het Midden-Oosten (Rêver d'un printemps arabe : une diplomate néerlandaise au Moyen-Orient), dans lequel elle donne un compte rendu personnel de dix ans de diplomatie en faveur des droits de l'homme. Après dix années passées au service du ministère des Affaires étrangères, elle est aujourd'hui journaliste et conseillère indépendante. Elle écrit, entre autres, pour le NRC Handelsblad et le Volkskrant, elle publie un billet dans Opzij et est souvent l'invitée des studios de radios et des plateaux de télévision pour commenter l'actualité.
Sami Zemni est professeur à l'Université de Gand et coordinateur du groupe de recherche sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (MENRAG). En janvier 2012, il publie son livre De Arabische Revolutie (La révolution arabe).
Chams Eddine Zaougui est arabiste et philosophe. Il écrit régulièrement sur le monde arabe, entre autres, dans De Standaard, Knack, de Groene Amsterdammer et NRC Handelsblad.
Iman Lechkar, sociologue à la KULeuven et au Centre Interculturalité, Migration et Minorités modère le débat.
Accueil à partir de 18h avec Harira (soupe marocaine) et des sandwiches.
A 18h30 le documentaire 'Tahrir - Place de la Libération' de Stefano Savona sera à voir (90 minutes): un film écrit par les visages, les mains, les voix de ceux qui ont vécu ces journées sur la Place. C’est une chronique au jour le jour de la révolution, aux côtés de ses protagonistes.
Le débat à 20h a lieu en néerlandais.
Organisation : deBuren et MANA en collaboration avec Daarkom